Le temps est venu de s’attaquer au déficit en matière de services de garde! La réponse de l’ACPSGE au budget fédéral 2013

Le 21 mars dernier, une fois de plus, le gouvernement fédéral a présenté un budget qui ne propose pas de solutions à la crise dans le secteur des services de garde au Canada. En fait, le budget perpétue l’actuelle mosaïque fragmentée de services de garde et sa pénurie critique de places, ses frais de garde inabordables et sa qualité en dent de scie.

En négligeant le secteur des services de garde, ce budget nie aux femmes, aux enfants et aux familles du Canada des occasions de participer pleinement à la société. Il nous éloigne encore plus de nos promesses de mettre fin à la pauvreté des enfants et il consolide notre position au dernier rang des pays industrialisés quant au respect de normes minimales en matière d’éducation et de garde à l’enfance.

Le gouvernement fait des tours de passe-passe dans ce budget lorsqu’il met l’accent sur le développement des compétences de la main-d’œuvre. En effet, au moment même où le gouvernement Harper affirme l’importance de la formation professionnelle, il met fin, à partir du 31 mars 2013, au financement du Conseil sectoriel des ressources humaines des services de garde à l’enfance. Ce conseil a été le principal moyen de soutenir le développement des ressources humaines et des compétences dans le secteur des services de garde. Toute la main-d’œuvre des services de garde en ressentira la perte, laquelle affectera les services de garde fournis aux enfants et aux familles.

Dans sa vision à court terme centrée sur la réduction du déficit, ce budget fait fi de données probantes à l’échelle nationale et internationale qui démontrent les bienfaits sociaux et économiques d’un système de services éducatifs et de garde à l’enfance (SÉGE). De ce point de vue, bâtir un système national de garde à l’enfance est la bonne chose à faire et, certainement la chose intelligente à faire du point de vue économique, voire fiscal.

Allez comparer ce triste portrait à l’esprit d’initiative et au soutien financier pour un plan national de garde d’enfants manifestés dans l’Alternative budgétaire pour le gouvernement fédéral (ABGF) 2013, récemment rendue publique par le Centre canadien de politiques alternatives. Les engagements de l’ABGF à l’endroit d’un plan national de garde d’enfants s’inspirent directement de la preuve selon laquelle « des dépenses publiques bien conçues en SÉGE favorisent la santé, font avancer l’égalité des femmes, luttent contre la pauvreté de l’enfance et des familles, accentuent l’inclusion sociale et font progresser l’économie ».

Les buts exprimés dans l’ABGF correspondent à ceux de l’ACPSGE. L’ABGF s’engage à bâtir des systèmes publics de SÉGE dans toutes les provinces et tous les territoires. Elle propose d’affecter 1 p. cent du PIB (le seuil international minimal) à son plan dans les dix prochaines années, en commençant par un investissement immédiat de 2,4 milliards de dollars. À cette fin, l’ABGF recommande de réaffecter les 2,8 milliards de dollars dépensés actuellement par année pour la Prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE) au programme de SÉGE ainsi qu’à la bonification de la Prestation fiscale canadienne pour enfants.

Pour lire les recommandations et l’analyse que fait l’ABGF des services de garde, rendez-vous à

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